Eviter de loger des bénéficiaires de l’Hospice général à l’hôtel

L’Hospice général travaille activement avec les bénéficiaires qui ont une problématique de logement afin que ces derniers obtiennent un hébergement pérenne. Un effort particulier a été mis sur les personnes hébergées à l’hôtel : une solution coûteuse et inadaptée qui doit rester une exception.

L’unité logement (ULASOC) a effectué des permanences dans les centres d’action sociale (CAS) ; une action qui commence à être payante cette année : l’institution enregistre en effet une augmentation des sorties de personnes vivant à hôtel par rapport à 2017. L’unité logement a établi en 2018 un point de situation pour 271 ménages (personne seule, couple, famille) vivant à l’hôtel. Pour 58% d’entre eux, elle a pu proposer des pistes dans le cadre de leur recherche de logement après analyse de leur situation ; ils ont ainsi pu déposer une demande de logement auprès des régies publiques.

Appartements relais 

Depuis juin 2014, les appartements relais, mis à disposition d’usagers pour une période provisoire de 12 mois, ont permis à 28 familles d’accéder à un accompagnement social renforcé. Grâce à une action combinée sur leurs différentes problématiques (endettement, insertion professionnelle), 19 familles ont pu trouver un logement durable. Parmi elles, deux familles ont même pu quitter l’aide sociale en retrouvant un emploi fixe. Seules deux familles ont dû retourner à l’hôtel suite à des problèmes de collaboration.

Logement temporaire dans des centres d’hébergement collectif

Depuis juin 2018, des chambres ont été mises à disposition dans des centres d’hébergement collectif pour les hommes seuls qui se retrouvaient sans logement. Cette offre de logement temporaire – bénéficiant de l’encadrement inhérent à un centre collectif – a permis de mettre en lumière certaines problématiques liées à l’isolement et jusqu’ici peu visibles pour les travailleurs sociaux. Fin 2018, treize hommes relevant de l’aide sociale résidaient dans un hébergement collectif ; ils participent aujourd’hui aux différentes activités du lieu (ateliers cuisine, sorties culturelles, etc…).

L’institution a également proposé des logements en centres d’hébergement collectif à des familles et des femmes seules. Sur 23 propositions, neuf personnes ont accepté ce type d’habitation en 2018 alors que quatorze ont préféré trouver par elles-mêmes une autre solution, soit 60%. Cette proportion est de 40% parmi les hommes seuls ayant refusé de loger dans un centre de l’Hospice général.